Une semaine plus tard, elle regrette de ne pas avoir respecté la tradition du Beaujolais nouveau

En se réveillant ce matin, Ingrid senti un vide envahir tout son être. Soucieuse de découvrir l’origine de ce mal étrange, elle se creusa les méninges et reconnut un manque insatiable, indescriptible, comme une tradition à laquelle elle aurait fait faux bond : celle du Beaujolais nouveau.

Désemparée, absolument terrifiée par cet oubli incompréhensible, elle se jeta sur son téléphone et appela ses camarades de beuverie, qui lui confirmèrent ce qu’elle craignait : l’évènement s’était déroulé sans elle, une semaine auparavant.

Finies les rencontres au coin du bar, les verres à moitié plein, les blagues vaseuses de comptoir, les petits pains secs accompagnés de saucisson et de pâté de campagne ; Ingrid avait manqué à son devoir de fêtarde. Qu’allait-elle devenir ?

Car le Beaujolais, même si c’est dégueulasse, c’est une tradition à laquelle on ne déroge pas.

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